Retour en grâce

rose
Le terme « d’avènement » serait, je crois, plus approprié.
Mais de quoi s’agit-il donc, vous demandez-vous impatiemment ? (je ne doute de rien…).
Il est question du rose.
Oui, oui, le rose, la « couleur des filles ».
Ben oui, c’est comme ça, le rose, je n’ai jamais aimé.
Garçon manqué, bagarreuse, casse-cou et grande gueule pendant de nombreuses années (jusqu’à il y a quelques semaines, en fait), jamais au grand jamais je n’aurais porté un vêtement, un foulard ou même un bijou rose ! (ndla: rassurez-vous, je suis toujours grande gueule).
Même les couleurs « avoisinantes » (comme le mauve) me faisaient fuir. Pas du tout mon style.
Dans les magasins, mon œil ne voyait même pas les habits ou objets colorés dans cette teinte. Un refus psychologique, je pense. Un cadeau de cette couleur finissait à coup sûr au fond de l’armoire, aux oubliettes.
Inenvisageable, pour moi, sur la période 0 à … ans (maintenant !), de « jouer à la fille ». Même à l’adolescence, j’ai toujours eu deux crédos :
– Je veux qu’on m’apprécie pour ce que j’ai dans la tête et pas ailleurs (slogan culte : « Je ne suis pas une plante verte ! ») ;
– Et (parce que je suis humaine, tout de même, j’ai besoin d’être aimée moi aussi !) : « En jean, t-shirt blanc et baskets sexy je serai, ou je ne serai pas » !
Je voulais être un humain avant d’être une fille. Et je voulais surtout être reconnue comme telle.
Bon, depuis cette période bénite de l’acné et des rondeurs disgracieuses, j’ai déjà dû battre un peu en retraite et admettre que le temps passant, le look « nude » (authentique, hein, pas genre « je me maquille de telle façon que j’ai l’air de ne pas être maquillée ») et « healthy » de la fille nature élevée en plein air (oui, je sais, ça fait poulets fermiers écrit ainsi…) ne suffisait plus pour rester « potable » ne serait-ce qu’à mes yeux, et j’ai fait quelques concessions (un peu de mascara et de terra cota de-ci de-là, des rendez-vous chez le coiffeur un peu plus régulier qu’une fois tous les deux ans, une paire de bottes à talons, …) mais, le rose, je ne pouvais pas franchir le pas. La marche semblait trop haute.
Je continuais de m’insurger contre la mise en page des catalogues de jouets (jouets pour garçons = pages bleues ; jouets pour filles = pages roses), le nuancier de couleurs dans les magasins d’habits pour enfants, ou même (je l’ai déjà écrit), le choix de la couleur rose pour des actions que, pourtant, je trouve formidables, comme « Courir pour elles ».
Et pourtant, voilà que le rose a fait récemment une incursion surprise dans ma vie et s’y est installé. Après de si longues années à le honnir, j’ai presque honte de l’avouer mais… je commence à aimer le rose !
Que se passe-t-il ? Comment une telle chose est-elle possible ?
Je savais déjà que les goûts pouvaient évoluer au cours d’une vie (j’ai longtemps adoré les cornichons, je les déteste aujourd’hui et c’est strictement l’inverse pour les champignons…) mais de là à ce que, MOI, je puisse aimer le rose ! Improbable, incroyable, imprévisible… mais pourtant vrai.
Alors, pourquoi ? Je régresse pour refuser l’obstacle du temps qui passe ? Je change ? Je rentre dans le moule et devient conformiste ? Je cherche de la douceur ?… Je n’en sais fichtrement rien.
Bon, vu comme ça, j’ai l’air de me prendre la tête pour pas grand-chose. J’aime le rose, et alors, on ne va pas en faire une maladie, si ?
Et bien si, parce que si MOI je suis capable d’aimer le rose, c’est que des changements radicaux sont possibles dans ma personnalité et, ça, c’est sacrément flippant.
Qui sait si, demain, je ne vais pas me mettre au tricot (voire, pire, au crochet), acheter un tricot de peau Damart, faire des confitures maison, me découvrir une aversion pour le pastis et les frites et une passion pour les caniches et les mocassins ?
A l’aide !

Nos jeux débiles

toupiesLe weekend dernier, mes fils avaient invité des copains à la maison. Jusque-là, rien d’exceptionnel.
Ils ont joué à pas mal de choses que je juge sympathiques et « intellectuellement stimulantes » (de mon point de vue de mère totalement ouverte d’esprit), comme les petites briques de plastique coloré qui s’emboîtent (NDL : j’ai décidé, pour ce billet, d’essayer de ne pas citer de marque. Une fois n’est pas coutume), les petits rectangles en bois qui peuvent être empilés / entassés, etc… et font un bruit incroyable lorsque le tout s’écroule, et même un jeu de société (là, je suis désolée, mais je ne peux pas ne pas le citer, sinon il va me falloir trente lignes pour tourner autour du pot : le Monopoly).
Et ils ont joué avec des … toupies (NDL : là non plus, je ne citerai pas la marque, mais si vous avez des enfants entre 4 et 15 ans, vous devez avoir une petite idée…).
Ils étaient « choupinous », tous les quatre, à genoux devant l’arène (oui, parce qu’il y a une « arène » dans laquelle se tiennent les « combats » de toupies…Incroyable, non ?), les yeux fixés sur les toupies qui tournaient, attendant religieusement de voir laquelle tournerait le plus longtemps et emporterait la partie.
En les observant, émue par tant de calme et de concentration, je me suis posée deux questions :
1) Enfant, avais-je des jeux aussi débiles (désolée, mais je ne vois pas d’autres mots…) ?
2) Ai-je, à l’heure actuelle, des occupations tout aussi débiles ?
Alors, j’ai essayé d’être honnête…
Dans les jeux débiles, je dois reconnaître avoir pratiqué :
– ARKANOID (si vous êtes obligés d’aller faire une rechercher sur Google pour savoir de quoi il s’agit c’est, hypothèse 1, que vous êtes beaucoup plus vieux que moi ; hypothèse 2, que vous êtes beaucoup plus jeune que moi ; hypothèse 3, que vous n’avez pas attendu de vieillir pour ne pas être dans l’air du temps) ;
– TETRIS sur une GAMEBOY (même remarque que précédemment si vous avez tapé « GAMEBOY » sur un moteur de recherche. NDL : je n’arrive pas à ne pas citer de marques… Désolée) ;
– L’observation de processions de fourmis dans le jardin de mes parents ;
– Le décompte des secondes avant qu’une puce ne se retourne et s’élève dans les airs (même remarque que précédemment) ;
– L’arrachage de cheveux de poupées ;
– etc

Dans les jeux débiles, je reconnais encore pratiquer :
– la recherche de tache de gras au fond de la poêle que mon mari vient de laver ;
– la comptabilisation méthodique des cheveux blancs (il est vraiment temps qu’elle refasse sa couleur…) sur la tête de la « veille peau » (voir mon précédent billet qui lui est consacré) pendant qu’elle me fatigue à trop parler en réunion …
– ou mieux encore, des points noirs sur les ailes du nez de la petite jeune qui vient de débarquer ;
– CANDY CRUSH (il faut quand même reconnaître que ce jeu mobilise plus les neurones que des toupies ou ARKANOID. Non ?…) ;
– La recherche du seul mot d’une leçon de dix pages que mon fils n’aura pas retenu, pour pouvoir lui dire, triomphante : « C’est bien ce que je disais, tu n’as pas assez travaillé ! » ;
– L’excitation (chatouilles, blagues…) des enfants juste avant de filer au resto avec des copines pour que mon mari réalise que non ce n’est pas forcément « cool » même si on « reste cool soi-même » de tout gérer tout seul le soir ;
– L’espionnage des assiettes des autres, pour m’assurer qu’ils n’ont pas eu plus de frites que moi…
Et vous, vous pratiquez aussi des jeux débiles ?gameboy

Si tout pouvait n’être qu’une histoire de baignoire sur le trottoir…

Capture

Comme tant de monde, depuis le vendredi 13 novembre 2015, j’ai l’impression de chercher mes mots.
Mais, à dire vrai, je cherche plutôt mes pensées.
J’ai l’esprit confus, engourdi, sonné par ce que mes yeux refusent de voir, mes oreilles d’entendre, ma tête de concevoir. J’ai l’impression de ne plus arriver à réfléchir.
Je fais les choses mécaniquement (enfants, travail, enfants, dodo), telle une machine. C’est rassurant la routine. Elle a un côté sacrément sécurisant.
Et puis, je n’arrive pas à « organiser », à « penser » ces drôles de sentiments et sensations qui agitent confusément mon corps et ma tête.
Parfois, je me demande, les yeux tournés vers l’extérieur : « Comment le ciel peut-il être si bleu et l’avenir qu’on nous prédit si noir ? ».
Et puis, ce matin, en partant pour le travail, je me suis prise à rêver en voyant un emballage de kinder bueno sur le sol, au pied des escaliers de ma résidence, et une baignoire abandonnée lâchement sur un trottoir pendant la nuit.
dessinbaignoire? Et bien oui parce que, comme tout le monde, j’ai besoin de réponses, d’explications.
Comment un enfant de France, qui est allé à l’école de la République, a eu des copains et sans doute des copines, probablement pris quelques cuites, fait des virées en boîte et même fumer des joints peut-il en arriver là ?
Alors, je me prends à rêver qu’il suffirait que chaque parent soit là, attentif à son enfant, vigilant et inflexible pour, notamment, l’obliger à ramasser le mouchoir en papier ou l’emballage de kinder bueno tombé de sa poche, pour lui faire comprendre que ceux qui laissent leurs ordures et rebuts à même la rue sont des goujats, pour lui répéter inlassablement qu’on dit « bonjour/au revoir/s’il-vous-plaît/merci »…
Qu’il suffirait que chaque parent apprenne à son enfant, au quotidien et de mille façon, à respecter l’autre et « l’espace commun » …. P
Pour que tout cela ne se reproduise plus.
Je le sais, c’est probablement simpliste, les explications des dérives sont multiples, et on ne devient pas un assassin simplement parce qu’on a pris l’habitude, depuis l’enfance, de jeter les choses où bon nous semblait et surtout pas dans une poubelle.
Mais, tout de même, si tout ne pouvait être qu’une histoire de baignoire que l’on devait apprendre à ne pas laisser sur le trottoir…

Et vous, il est comment votre chef?

Allez, lâchez-vous, faites-vous plaisir : il est très peu probable qu’il lise votre prose un jour….Alors, dites-moi, il est comment votre chef ?

Absent ? Pas du genre à prendre la plus petite responsabilité, il rase les murs, arrive en retard aux réunions et s’éclipse rapidement pour surtout ne pas avoir à donner son avis, il est tellement inexistant que vous devez vous assurer plusieurs fois par jour qu’il est assis à son bureau et qu’il n’a pas été enlevé par des martiens ? Du coup, le chef, c’est vous, la paie en moins, c’est bien ça ? Je vous plains…

Aigri ? Il n’a plus 20 ans (je manie l’art de la litote…), a tout vu, connaît tout (« ce n’est pas au vieux singe… ») et n’est plus surpris de rien ? Du coup, vous pouvez oublier les mots « innovation », « réforme », « amélioration », « changement », c’est bien ça ? Je vous plains…

Atteint du syndrome de l’imposteur ? Il ne se sent pas à sa place, pas à la hauteur (d’ailleurs, il n’est probablement pas le seul à penser ça …) et du coup il est hyper-tendu et méfiant (il garde l’info pour conserver un semblant de pouvoir, il veut toujours savoir où vous êtes / avec qui/ sur quoi vous travaillez, il zone dans votre bureau lorsque vous n’y êtes pas, il vous soupçonne toujours de coup tordu…) ? Du coup, vous rêvez de lui dire ses quatre vérités et de lui écraser votre poing sur la figure, c’est bien ça ? Je vous plains…

Epuisant ? Brillantissime, il pense et agit trop vite, est à fond du matin au soir, passe du coq à l’âne avec une aisance déconcertante et exténuante ? Du coup, vous rêvez qu’il choppe la grippe ou se casse une jambe, c’est bien ça ? Je vous plains…

Autoritaire ? Le chef c’est lui, personne ne peut en douter, à tel point que vous vous demandez même si vous pouvez aller aux toilettes sans lui demander la permission ? Du coup, vous venez au travail la peur au ventre et ne prenez plus la moindre initiative, c’est bien ça ? Je vous plains…

Cool ? Il est toujours en jean et en baskets, il traine au coin café, raconte des blagues et emploie des mots vulgaires, claque la bise à tout l’étage le matin en arrivant et vous demande chaque jours des nouvelles circonstanciées de toute votre tribu ? Du coup, vous n’êtes pas bien sûr de pouvoir compter sur lui en cas de problème, c’est bien ça ? Je vous plains…

Malhonnête ? Ce n’est jamais sa faute en cas de problème (d’ailleurs, c’est souvent la vôtre), il manipule à tire l’arigot, pour lui les règles sont à géométrie variable, il est capable de mentir comme un arracheur de dents ? Du coup, vous vous demandez quel coup bas il vous réserve encore, c’est bien ça ? Je vous plains…

Séducteur ? Vous avez toujours la vague impression qu’il vous dragouille, il ne donne jamais d’ordre et obtient pourtant plus que les autres chefs à grands renforts d’œillades et de sourires ambigus, il est toujours tiré à quatre épingles et règle les dossiers épineux de façon « conviviale » à la cantine ? Du coup, vous ne savez plus sur quel pied danser et vous êtes déstabilisé, c’est bien ça ? Je vous plains…

Parfait ? Il est comme vous, c’est bien ça ? Je vous envie.

Quel genre de parents sommes nous?

airedejeux A force d’user mon 501 (oui, j’en ai encore un qui date de cette époque bénie où cette pièce miraculeuse était encore produite pour les femmes… Je m’explique : un jean coupe droit, qui tombe pile poil, qui ne menace pas de dévoiler votre intimité à chaque fois que vous vous baissez pour moucher le nez d’un petit, et qui ne vous comprime pas non plus le ventre à un point tel que l’asphyxie vous guette. Je m’égare une fois de plus, mais j’ai un « vrai problème » avec les jeans d’aujourd’hui. J’y reviendrai très prochainement dans un autre billet) d’aires de jeux, en parcs et plaines de jeux couvertes, j’ai eu tout le loisir d’observer mes condisciples (= les autres parents) et je me demande même si je n’aurais pas matière à écrire une étude sociologique sur le sujet…. Au cours des huit dernières années, j’ai pu découvrir les espèces parentales suivantes :

1.  Les hyper-angoissés :

Généralement, ils n’ont qu’un seul enfant (ah, l’angoisse du premier !…), sont toujours collés à lui pour anticiper toute chute, glissade, goutte au nez, risque de dérapage ou collision avec un autre enfant… Ils n’hésitent à faire barrage de leur corps lorsqu’un enfant plus âgé ou plus agité menace l’équilibre ou la sérénité du leur, ils se plient en quatre pour entrer avec lui dans des cabanes en bois pour gnomes et se coincent le popotin en le suivant sur le toboggan faisant mine, pour sauver la face, d’y prendre du plaisir.

2. Les parents « en représentation » :

Comme leurs enfants, ils sont hyper-stylés, même le dimanche matin à l’aire de jeux publique du plus petit bled alentour, ils s’expriment forts et théâtralement, ne doutant pas d’avoir un public passionné et béat d’admiration, et en moins de cinq minutes plus personne ne peut ignorer le prénom – forcément « pointu » lui aussi – de chaque héritier sorti d’un catalogue de mode enfantine. Ces parents font leur « show », comme ils le font probablement à chaque instant de leur vie (pour prouver quoi à qui ? ça c’est une sacrée bonne question, mais je ne suis pas psy !) et leurs enfants ne sont que des acteurs de plus dans cette mise en scène, qui serait risible si elle n’était pas pathétique.

3.  Ceux qui ont l’air de se demander comment ils en sont arrivés là/ ce qu’ils ont fait pour mériter tout ça :

Tassés sur une chaise en fer ou un banc usé par le temps, ils semblent écrasés par la misère du monde et ne parviennent même pas à faire semblant de s’intéresser aux prouesses de Toto sur la balançoire. De toute évidence, ils n’aspirent qu’à être ailleurs… Un crève-cœur… Eux, comme leurs enfants qui se démènent pourtant pour tenter d’allumer une petite étincelle dans leurs yeux…

4. Les cadres hyper débordés :

Collés à leurs smartphones, genre « j’ai des responsabilités / normalement je n’ai pas le temps de m’occuper de la marmaille / mais le psy de Pierre-Edouard pense que cela lui serait bénéfique de passer plus de temps avec moi/ alors, je fais un effort tout en surveillant le cours de mes actions en bourse », ils lèvent de temps en temps un œil distrait et lancent, sans conviction : « Super Pierre-Edouard, super ! »

5. Les parents « cool » :

Rien ne peut les stresser : ils font confiance à leurs enfants, aux autres enfants (de toutes les façons, il y aura bien un « hyper-angoissé » pour s’occuper des leurs aussi, non?!!!), ne craignent ni les fractures, ni les bleus, ni les kidnappeurs d’enfants… Ils lisent le journal paisiblement, parfois même en tournant carrément le dos à la zone de jeux, et il faut attendre la nuit tombée et le parc déserté pour les entendre s’interroger : « Ah bon, Chacha n’est plus sur la balançoire ? ».

balençoire

 6. Les parents « normaux » :

Vous ne les avez pas remarqués ? C’est normal : ils se fondent dans le décor en surveillant « normalement » leurs enfants (qu’ils ne considèrent ni comme des demi-Dieux, ni comme des entraves à la réussite de leurs vies) tout en jetant un œil amusé, agacé ou attristé à d’autres adultes…

Alors, quel genre de parents êtes-vous ? Je vous laisse deviner dans quelle catégorie je m’auto-classe…

 

Première nomination !!!

LIEBSTER

Cela me rappelle les remises de barettes à la fin de la saison de judo (oui, à ma lointaine époque, on remettait encore aux apprentis judokas des morceaux de tissus colorés découpés dans le tissu de la ceinture immédiatemment supérieure, que les mères de famille – fières et émues – cousaient ensuite soigneusement…), le tableau d’honneur dans la classe, le bulletin de fin d’année qui mentionnait lapidairement « admis en .. »

médaillechocolatMais là, c’est encore mieux qu’une médaille en chocolat ou une rallonge d’argent de poche pour bons résultats scolaires. Pourquoi? Parce que cela vient « courroner » (n’ayons pas peur des mots) un projet personnel (pas pour faire plaisir à Maman /Papa; ni parce qu’il faut bien travailler à l’école pour avoir un boulot intéressant lorsque je serai grande ; ou encore parce qu’il faut travailler pour gagner sa vie ; etc ) dans lequel je me suis investie corps et âme (bon, d’accord, je pousse un peu le bouchon …) depuis des années (… depuis 2013, je peux écrire « depuis des années » sans trop en rajouter, non?) : un blog !

Pour être tout à fait honnête,  dans cette très bonne nouvelle (la NOMINATION  de mon BLOG), la chose qui me rend problablement la plus heureuse et la plus fière ce n’est pas tant le « quoi » que le … « qui ».

D’avoir été nominée par une très chère amie que je ne croise plus depuis des années mais qui est toujours bien présente dans ma tête et mon coeur, ça c’est un sacré succès : nous avons réussi, malgré l’éloignement géographique, les maris, les marmots, les rides et les cheveux blancs à maintenir le lien, à nous intéresser aux projets de l’autre, nous réjouir de ses succès…

« Alors, pour commencer, je voudrais tout naturellement remercier ma grande amie Elodie (http://www.elodieralentit.com) sans qui je n’en serais jamais arrivée là et aussi… ».

Bon, je m’emballe. Je vais la faire courte aujourd’hui.

Reprenons du début parce que vous êtes peut-être entrain de vous demander si j’ai perdu la tête …

Elodie, précieuse conceptrice et animatrice du blog ELODIE RALENTIT, a nominé mon blog au LIESBTER AWARD….

Comment ça, vous ne connaissez pas? Impossible ! Mais au cas où, surfez un peu sur le Net et vous verrez …

Pour moi, une belle illustration des « coups de pouce » qui ne mangent pas de pain et qui peuvent transformer un lundi gris en belle journée…

L’idée est (si vous n’avez pas eu le courage d’aller chercher par vos propres moyens bande de paresseux !) : aider, de blogueur à blogueur, à faire connaître de petits blogs, comme le mien, plein de promesses mais qui n’ont pas encore forcément trouvé tout leur public!

Alors, maintenant, place à l’exercice (toujours le même, d’un nominé à l’autre). Je dois :

1. Avouer des choses à mon sujet;

2. Répondre aux questions qui m’ont été posées;

3. Nominer à mon tour de charmant blogounets.

4. Etablir la liste des questions que je souhaite poser à leurs auteurs.

1. Mes aveux (je suis la voie d’Elodie – qui d’ailleurs, a une très jolie voix et chante très bien – et me limite à 5…):

1.1. Je déteste les toilettes publiques;

1.2. Je suis incapable de faire une blague sans piquer un fou rire et, du coup, me faire démasquer;

1.3. J’ai vu absolument tous les épisodes de « La petite maison dans la prairie » (certains même plusieurs fois);

1.4. Petite, je rêvais d’être brune;

1.5. A l’adolescence, lorsque j’ai découvert les bandes de cire froide et les esthéticiennes, j’ai remercié mes parents de m’avoir conçue blonde.

2. Mes réponses aux questions d’Elodie :

2.1.  Pourquoi avoir créé un blog?

Pour prendre le temps d’écrire (ma passion depuis l’enfance);

Pour prendre le temps de dédramatiser le quotidien;

Pour me prouver que je n’étais pas totalement hasbeen en matière informatique.

2.2. Combien de temps passez-vous à l’alimenter ?

Les premiers temps, beaucoup… il a déjà fallu que je comprenne « techniquement », comment « fabriquer » la « chose ».

Quelques heures par semaine, en moyenne. En général, les sujets d’inspiration ne manquent pas… C’est plutôt le temps qui manque, encore et toujours!

2.3. Quel sera votre prochain article?

Probablement un débriefing d’un anniversaire fêté dans une plaine de jeux avec 9 garçons de moins de 10 ans.

2.4. Quelle astuce pour être zen en milieu urbain?

Fumer de l’herbe (je blague, hein, je sais que c’est illégal!!!).

Peindre des arbres sur les murs (pas certaine que mon mari et/ou mon patron soient d’accord).

Investir dans du double vitrage.

Quitter la ville dès que l’occasion se présente, même pour quelques heures.

2.5. Quelles causes ou engagements vous tiennent à coeur?

Essayer d’être le plus fidèle possible aux promesses que je me suis faites lorsque j’étais enfant (« moi, quand je serai grande, je ne ferai pas… »). C’est un sacré challenge.

3. Les blogs que je souhaite nominer :

3.1. Je ne sais pas si j’ai le « droit », mais je le prends : celui de ma grande amie Elodie ( http://www.elodieralentit.com) parce qu’elle est drôle, fine, légère, intéressante…

3.2.  Les Petites Lyonnaises, pour cause de diverses « solidarités » : géographique, féminine, etc… http://www.lespetiteslyonnaises.com

3.3. Chroniques d’une maman débordée : https://chroniquedunemaman.wordpress.com/gourmandises/ j’adore la thématique (qui m’est chère, comme vous le savez si vous lisez parfois mon blog!), c’est bien écrit, agréable à parcourir…

Bon, je sais, il n’y en a pas onze mais, comme dirait ma mère « ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité! »

4. Pour finir, les questions que je souhaite poser à mes nominés :

1. Quel souvenir avez-vous conservé de votre enfance dont vous ne pouvez pas vous séparer mais que vous n’exposez pas non plus dans votre salon?

2. Vous êtes plutôt timide ou exubérant?

3. A l’apéritif, plutôt rosé ou rouge?

4. Quel est le plus beau compliment que l’on vous ait fait?

5. Si vous deviez changer de ville/village (en admettant que vous ayez le choix…), où voudriez-vous vivre?

6. Avez vous l’angoisse de la faute d’ortrographe en écrivant votre blog?

7. Vous arrive t’il de vous lever la nuit pour noter une idée d’article, de peur de l’avoir oubliée le lendemain matin?

8. Quelle musique/chanson vous met quasi systématiquement de bonne humeur?

Au plaisir d’avoir de vos nouvelles….

 

 

 
 

 

 

 

le plus important à mes yeux, est sans doute que la NOMINATION de mon BLOG

Pot de colle et le caleçon

Après Perrette et le pot de lait, je vous propose aujourd’hui Pot de colle et le caleçon

Si vous avez lu mon billet du 28 septembre dernier, vous connaissez déjà ma chère et tendre nouvelle meilleure amie, j’ai demandé « Madame Pot de colle ! »

En fin de semaine dernière, à la sortie de l’école, j’ai cru y avoir échappé : elle ne m’avait visiblement pas attendue dans sa voiture (pas de « cloc-cloc » des portières qu’elle déverrouille à mon passage, pas d’interpellation tonitruante dans la rue, rien…).

Je discutais donc sereinement avec une autre mère de famille devant l’école –  en attendant que des instituteurs lessivés nous renvoient pour le week-end notre bruyante marmaille – quand j’ai vu le regard de mon interlocutrice s’assombrir et entendu une voix douce et suave (c’est tout l’inverse, vous le savez…) m’interpeller :

« Hé, il est pas à ton fils ce caleçon ? »

Craignant le pire, je me suis retournée à contrecœur (au ralenti, comme dans les films, il ne manquait que la musique angoissante et la scène d’horreur aurait été parfaite…) pour découvrir, stupéfaite, «Madame Pot de colle » avançant vers moi, au milieu des autres parents médusés, en brandissant au-dessus de sa tête un caleçon rouge d’enfant (troué au demeurant…).

J’ai cru défaillir.

Et, comme un cri du cœur, j’ai répondu (me sentant obligée de parler fort, à mon tour, pour ôter tout doute aux spectateurs passifs) : « Mais pas du tout ! »

Et l’autre, sans se démonter, et toujours aussi discrète :

« Ah bon, t’en es sûre ? »

Et moi outrée : « Mais absolument ! ».

Primo, je sais encore quels sous-vêtements portent mes enfants (on en reparlera sans doute dans quelques années …) et, secundo, ils n’ont pas l’habitude de les échanger avec les copains !

Oh secours, mais que vont penser les gens ? !!!!!!!! Tu vas voir qu’à cause de cette abrutie, je vais me retrouver avec les services sociaux sur le dos !!! Il faut agir de toute urgence, clarifier la situation aux yeux de tous. Urgence, urgence !!!!

ambulance

Alors, tout en forçant ma voix pour être audible du plus grand nombre :

« C’est quoi cette histoire de caleçon ? Il sort d’où ? »

« Ben mon fils est rentré l’autre jour de la séance de piscine avec un caleçon qui n’était pas à lui ».

Je rêve ou elle a baissé d’un ton ? Elle le fait exprès ou quoi ?

Je répète donc, plus fort :

« Ah, TON fils est rentré de la PISCINE avec un caleçon qui n’était pas à lui ? Non, non, MON fils est revenu de la PISCINE avec SON caleçon et IL N’EN A PAS DE CETTE MARQUE !! »

Coup d’œil rapide autour de moi : mon explication est passée, les autres parents ont repris leurs conversations là où elles avaient été stoppées par la « sortie » de la poissonnière. Bon, le problème, c’est que j’en suis quitte pour me coltiner une nouvelle discussion passionnante (elle semble avoir déduit de ma réponse que je souhaitais savoir si : ça arrivait souvent, quelle marque de sous-vêtement portait son fils…). Au moins, l’honneur est sauf.

Pour cette fois, tout du moins. J’ai quand même un GROS problème qu’il va falloir trouver un moyen de solutionner…

A suivre.

 

 

Lorsque mon cerveau dérape…

cerveauCe matin, en marchant d’un pas alerte vers le travail (si, si, c’est vrai, je ne suis pas du style à trainer des pieds pour aller au boulot, moi !), j’ai eu une pensée bizarre, comme ça, d’un coup, sans raison apparente ni signe avant-coureur : « Tiens, ça fait longtemps que je ne me suis pas pris une grosse gamelle… ».

Effet immédiat : j’ai ralenti la cadence et regardé attentivement où je posais les pieds.

Second effet : phase d’interrogation. Mais pourquoi cette pensée ? Pourquoi mon cerveau dérape t’il ainsi ?

Des idées ou des questionnements bizarres, si je suis vraiment honnête, il m’arrive régulièrement d’en avoir. Des exemples ? Oh, j’en ai à la pelle. Vous en voulez, en voilà :

pain –  Que faisait le boulanger juste avant que je n’arrive et qu’il n’empoigne une baguette pour donner suite à ma commande ? (et je pense : le ménage ? la grosse commission ? le nettoyage de ses narines ?…) ?

  Ai-je vraiment bien fermé la porte ce matin en partant ? (une pensée saine, à 7.30 le matin, lorsque le retour prévisible à la maison se situe à 18.00. De quoi passer une journée sereine) ;

  Est-il vraiment vrai de vrai que les gynécologues – « à force » (ndla : j’adore l’expression dans ce contexte…) – ne voient plus des corps mais des « objets de travail » et que je peux donc remiser mes complexes au placard ?

 Même question pour l’esthéticienne lorsque le dernier rendez-vous remonte à cinq semaines auparavant;

  A la même période : t’imagine la tête des pompiers en découpant mon pantalon si je me casse une jambe aujourd’hui ?

hépar–  Ceux qui ont repéré que je buvais de l’eau d’Hépar au bureau se disent-ils que je manque de magnésium ou qu’il ne faudra pas passer aux toilettes après moi ?

  Puis-je vraiment me déshabiller pour dormir ? J’aurais l’air de quoi si je dois partir précipitamment (incendie, tremblement de terre, …) ?

 C’est stupide, c’est sûr, de se laver les cheveux avant d’aller chez le coiffeur, mais quand même y aller avec la tignasse grasse ça ne se fait pas ;

pantalon blanc– Sous mon pantalon blanc immaculé, culotte blanche (on la verra. Ça fera mémère ?) ou dessous plus léger (ça fait pas « chaudasse » ?) ;

 Est-ce qu’on voit bien que c’est une piqure de moustique et pas un gros bouton d’acné disgracieux ?

 Et si la voiture tombait en panne, là, maintenant, dans ce trou perdu où le téléphone portable ne passe pas ?

Allez, rassurez moi : confirmez moi que vous aussi vous en avez des pensées « bizarres »…