Miracles en série…

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Hier, s’est produit un authentique petit miracle : j’ai fait du sport !

Pendant environ deux heures, j’ai marché, même légèrement accéléré le pas pour frôler la course, puis marché à nouveau.

Pareille chose ne m’était pas arrivée depuis des lustres ; depuis… je ne m’en souviens même plus !

Et puis, bonus pour mon ego, c’était pour une bonne cause : lever des fonds pour la lutte contre les cancers féminins (version lyonnaise de la manifestation « Courir pour elles »).

Et, des petits miracles, il s’en est produit bien d’autres avant, pendant et après cet évènement :

  J’ai commandé, en ligne, la panoplie parfaite de la citadine voulant se la jouer sportive (« du dimanche », au moins pour commencer…) sans même éprouver le moindre sentiment d’imposture : j’allais vraiment faire du sport !

  J’ai réussi à convaincre mon mari de venir, avec les enfants, m’encourager et, partant, de se noyer dans une foule colorée quasi exclusivement féminine ;

  J’ai sorti, dans un grand moment d’émotion, mes baskets neuves de la boîte dans laquelle elles végétaient depuis pas loin d’un an (oui, reprendre le sport pour moi, c’est un peu comme les résolutions de début d’année pour beaucoup… On en parle mais ensuite…) ;

  J’ai pris un surprenant plaisir à enfiler le T-shirt rose pétant offert aux participantes alors que, dans un autre contexte, j’aurais à n’en pas douter dénoncé le cliché révoltant « rose = couleur de filles » ;

 Je me suis laissée porter avec délice et un plaisir enfantin non dissimulé par la vague rose, gaie et bruyante ;

 J’ai ressenti, une fois rentrée à la maison, la satisfaction du devoir accompli (ce qui n’est quand même pas rien pour l’éternelle insatisfaite que je suis…) ;

 J’ai déclaré à mon mari, depuis le canapé sur lequel je m’étais affalée : « Laisse tomber le ménage, on le fera la semaine prochaine, on s’en fout ! » en le pensant vraiment, du plus profond de mes jambes raides et des ampoules décorant mes orteils ;

 Et, à vingt-et-une heures, je me suis écroulée, terrassée de fatigue, sans même plus avoir la force de penser, ne serait-ce qu’un quart de seconde, à tout ce que j’avais à faire dès le lendemain matin.

Et, encore plus incroyable, ce matin, faisant fi des courbatures, je me suis surprise à penser : « C’est vrai, au final, que le sport est bon pour la santé… ». Mentale, en tout cas. Vous êtes fiers de l’avoir fait et tellement cassés qu’aucune idée parasite ne peut venir vous détourner de ce précieux moment de quiétude…

Je vais donc peut-être bien recommencer…