TOUT VA BIEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Hier soir, même le très sérieux David Pujadas (avec sa légendaire et authentique « choucroute »… Si lui est chauve un jour, c’est qu’il se sera passé un truc exceptionnel qui aura éradiqué tous les poils et cheveux de la surface de la terre !) s’est fendu d’une émission spéciale (Des paroles et des actes) sur la question du « déclin français » (mythe ou réalité ? Ah, ça c’est une bonne question, hein ?!).

Le sujet est à la mode, on nous rebat les oreilles avec … Tant et si bien que mêmes les plus optimistes en viendraient presque à douter…

Alors, je ne souhaite évidemment pas refaire la discussion… Mais, simplement répondre que : « Merci, TOUT VA BIEN, pour moi !!!! » parce que, à force d’entendre râler, déprimer, contester, conspuer, rechigner… il est nécessaire de se le rappeler pour ne pas sombrer à son tour.

TOUT VA BIEN, parce que :

1)  J’ai un boulot ;

…..Qui paie correctement ;

……Et me laisse du temps pour faire autre chose que me tuer à la tâche. Comme les courses, le ménage, le repassage, etc ;

2) J’ai un mari ;

3) J’ai des enfants ;

4)  J’ai un toit sur la tête ;

5) J’ai des parents, un frère, une sœur, des nièces, des neveux ;

6) J’ai une nouvelle paire de ballerines super confortable ;

7) A midi, j’ai pique-niqué au soleil avec une copine (léger, délassant, reposant).

 

Après un saut par la catégorie « j’ai » (ah, l’humain et son besoin de possession maladif !! J’ai donc je suis, c’est ça ? ), venons-en au reste :

8) En ce jour et cet instant précis, aucune maladie à déclarer dans les effectifs (c’est suffisamment rare pour le noter avec satisfaction) ;

9) Je sens que je vais très prochainement trouver (depuis le temps que je cherche …) l’activité professionnelle qui me permettra d’être (enfin !) pleinement épanouie ;

10) Ou alors que je vais très bientôt gagner au loto (oui, c’est un espoir récurrent chez moi…) ce qui me permettra d’accomplir ladite activité même si je suis très mauvaise !!!

11) Le ciel prend de plus en plus les couleurs et la luminosité de l’été ;

12) Jennifer Garner et Ben Affleck se sépareraient (c’est sur Yahoo actualités)… Si les mêmes les beaux, riches et oisifs (oui, oui, d’accord, acteur c’est un boulot, mais tout de même pas grand-chose en commun avec l’ouvrier qui fait les trois huit dans une usine…) peinent à y arriver c’est sans doute que nous, « humains moyens », ne sommes finalement pas si mauvais que cela ;

13) M.Pokora chante à la Halle Tony Garnier ce soir (on s’en fout, mais je ne savais plus quoi écrire) ;

14) Plus que quelques semaines et je n’aurai plus à lutter avec force uniquement pour rester polie avec la maîtresse de maternelle qui n’a pas pu saquer mon aîné et qui n’a pas pu saquer le cadet non plus. Qui ne doit pas pouvoir nous saquer nous, les parents, en fait ;

15) Plus que quelques heures et ce sera le week-end ;

16) Plus que quelques années et je pourrais faire des grasses mat’ tous les dimanches ;

17) Plus que quelques centaines d’heures d’exercice et j’aurai le corps galbé, l’été prochain, sur la plage.

C’est bien ce que je disais : tout va bien !

 

Les genoux des garçons

J’ai déjà eu l’occasion de le dire : un enfant, ça vous transforme un être humain!

La preuve en image :

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Et donc pour nouvelle illustration de cette affirmation : les genoux des garçons, ou plutôt les pantalons des garçons.

Moi, la piètre manuelle (aussi adroite avec une aiguille qu’agile avec un marteau…), la féministe avertie (« si je me mets à la couture, c’est le début de la fin« …), j’ai du me résoudre à apprendre le bea ba en matière de rafistolage car, avec deux jeunes garçons à la maison, adeptes de courses de petites voitures à quatre pattes sur le goudron et qui se destinent à remplacer un jour Hugo Lloris ou Anthony Lopes et s’entraînent à grands coups de plongeons spectaculaires, des trous dans les pantalons, Dieu sait qu’il y en a !

Impossible d’y couper donc, car :

– les pièces thermo-collantes, merci, c’est bien gentil, mais cela ne tient pas bien longtemps;

– mêmes les réputés « indestructibles » de Verbaudet, bien que très costauds, ne résistent pas toujours aux assauts répétés et très ciblés de ma progéniture;

– les menaces de privation de DS ou de boosters Pokemon n’ont nullement l’effet dissuasif escompté;

– la solution largement préconisée par plus malignes que moi (« Moi, je ne m’embête pas avec tout ça, un coup de ciseaux et je transforme le tout en bermuda! ») a quand même quelques limites : un bermuda, même en velours, ça ne tient pas bien chaud au mois de janvier à Lyon et c’est un peu trop pour les canicules de juillet…

– même avec les offres de fidélité (parce que, oui, moi, je suis une femme fidèle en toute matière!), c’est vite une rente de remplacer les pantalons abimés, même en période de « basse activité » de mes rejetons (ndla : « basse activité » = deux pantalons troués par semaine).

Alors, quand j’en ai vraiment marre de passer plusieurs soirées par semaine à m’user les yeux et les doigts sur leurs pantalons irrespectueusement saccagés, je me prends à rêver à l’été prochain et aux vrais bermudas : croyez-moi, un seul plongeon à genoux découverts sur le goudron de la cour et ils se projetterons en rats de laboratoire plutôt qu’en footballeurs professionnels!

 

Les bonheurs de la vie en collectivité

Un tout petit incident vient de me rappeler qu’il est bon de vivre et travailler en collectivité et de côtoyer …. des cons.

Tout groupe a besoin, pour bien fonctionner, de son quota de goujats /mal-élevés/égoïstes. Sans eux, nous serions privés de ces précieux moments de cohésion collective où tout le monde (ou presque…) – en dépit des différences d’âges, de statuts, de postes, etc – se retrouve pour conspuer le malotru, dénoncer les agissements de « l’ennemi commun ».

Alors, pour tous ces instants d’harmonie intense, de symbiose, je voudrais aujourd’hui remercier tous ceux :

          Qui laissent systématiquement les toilettes dans un état désastreux ;

          Qui ratent quotidiennement la poubelle et/ou le cendrier ;

          Qui ne mettent jamais de papier dans la photocopieuse ;

          Qui laissent la lumière des bureaux et des salles de réunion allumée ;

          Qui ne changent jamais le tonner quand il n’y en a plus ;

          Qui ne se proposent pas de faire le compte-rendu des réunions ;

          Qui font semblant de ne pas avoir vous avoir vu arriver en courant et vous ferment la porte de l’ascenseur au nez ;

          Qui ne remettent jamais d’eau dans le réservoir de la cafetière ;

          Qui mobilisent deux places de parking pour garer leur Clio ;

          Qui jettent leur chwing-gum dans la poubelle pour le recyclage ;

          Qui ne voient pas les mouchoirs usagés leur glisser des mains et choir au sol ;

          Qui restent collés au buffet et empêchent les autres d’y accéder ;

          Qui oublient de mentionner votre nom sur un travail commun ;

          Qui vous coupent systématiquement la parole ;

          Qui ne ramassent pas l’écharpe tombée par terre et la piétinent négligemment ;

          Qui ne disent pas bonjour à moins diplômé qu’eux.

 Longue vie aux cons ! Nous avons tellement besoin d’eux pour apprécier les autres à leur juste valeur.

3 choses dont je suis fière – 11 mai 2015 – être là où il faut même si le cœur n’y est pas

En cette belle et très très très chaude journée de mai 2015, je suis fière :

1) D’être venue au travail ce matin en dépit des nombreuses embûches rencontrées en chemin : un pont délicieux de trois jours passé trop vite ; le réveil qui n’a pas sonné (après vérification, une fois réveillée par un café noir qui décape, je ne l’avais tout simplement pas programmé ….) ; l’absence d’eau chaude pour la douche (redoutablement tonique au moment de rincer des cheveux longs…) ; mon petit dernier qui supplie, des sanglots dans la gorge, pour rester à la maison avec moi parce qu’il est « trop fatigué pour aller à l’école » ; la difficulté à conduire en nu-pieds après plusieurs mois d’abstinence ; les bouchons et les énervés du volant du matin ; la chaleur étouffante du bâtiment dès le sas d’entrée ;

2)  D’être restée au boulot, dans mon bureau et à mon poste de travail, même après le courriel collectif du préposé à la maintenance du bâtiment, nous informant que, en raison de travaux, la climatisation serait hors de fonction toute la semaine. Comme c’est un type sympa, il nous donnait même des conseils comme aérer les bureaux de bon matin, créer des courants d’air, boire beaucoup d’eau … Vexée qu’on me prenne pour une idiote (les conseils) ou qu’on fasse peu de cas de mon bien-être (la température excessive), j’aurais pu prendre mes jambes à mon cou pour fuir la belle construction ultra-moderne toute en baies vitrées dans laquelle je travaille… Mais que nenni, je suis restée fidèle au poste !

3)  D’être revenue, après avoir savouré mon sandwich à l’ombre d’un saule pleureur au bord du Rhône, dans le parc voisin …..

Bref, vous l’aurez compris, aujourd’hui, je suis fière d’avoir résisté à une folle envie d’être ailleurs pour faire autre chose !

 

Trois choses dont je suis fière – héroïne du quotidien

J’avoue, j’ai merdé : je ne suis pas parvenue à me tenir au principe même de l’exercice, à savoir le faire quotidiennement.

Mais, comme j’ai fait vœu d’indulgence à mon égard, je ne vais pas me flageller pour autant et plutôt accepter l’idée que, même seulement tous les trois ou quatre jours, c’est déjà pas mal du tout !

Alors, je reprends ma plume là où je l’avais laissée.

Depuis ma première « mise à plat », voici trois autres choses dont je suis fière :

1)  J’ai laissé poser le soin après le shampoing. Ce qui implique que :

  1.  j’ai enfin fait un soin (je n’ai pas simplement lavé mes cheveux, je les ai soignés = pas que de l’hygiène, aussi du bien-être…) ;
  2. j’ai pris plus de 10 minutes pour laver mon corps, mes cheveux, mes dents…ce qui n’était pas arrivé depuis des lustres ;
  3. j’ai réussi à faire une pause (= le début de la décélération ??). 

2)    Je n’ai pas bronché, en réunion, vendredi dernier, lorsque certains ont débité des inepties (pour rester polie, parce que j’ai plus de 30 ans, alors vous savez que je me pose des questions sur ma légitimité à continuer de jurer…..). Certes, j’ai bouillonné. Mais j’ai tenu bon et, ensuite, j’étais très fière d’avoir maîtrisé le taureau sauvage, la rigoureuse pointilliste, l’assoiffée de vérité, la justicière professionnelle … qui s’épuise à lutter contre des moulins à vent ;

3)  Je n’ai pas jeté mon fils quand, en pleine partie de football, il m’a douloureusement taclée au niveau des tibias. Et ce, même si : je n’aime pas tellement jouer au foot ; il l’a fait exprès parce qu’il perdait ; j’avais envie de rentrer depuis un petit moment et je regardais discrètement mon portable toutes les deux minutes (21 minutes et 30 secondes : ils ont assez pris l’air comme ça ? ça fait assez d’activité physique pour un dimanche pluvieux ?) ; je boîte depuis deux jours alors que lui gambadait comme un lapin deux minutes après l’impact !

 C’est vrai que cet exercice fait du bien.

Je sens que l’héroïne du quotidien qui n’avait jamais droit au chapitre reprend des couleurs en mon fort intérieur.

Alors, toutes des héroïnes ?