De la tolérance

Aujourd’hui, j’ai décidé de me la jouer un peu… C’est parti !

J’ai lu le « Traité sur la tolérance » de Voltaire.

Pourquoi ?

Parce qu’on en parle beaucoup depuis quelques mois.

Aussi parce que j’avais un peu honte de ne l’avoir encore jamais fait à mon âge canonique.

Parce que, comme beaucoup, je me suis dit que l’on en manquait probablement tous un peu en cette époque agitée. Il est question certes de Charlie, du 13 novembre 2015 ou encore du 22 mars à Bruxelles, mais aussi de ces hôtels « sans moins de 16 ans » qui pullulent, du Porcellian Club de Harvard dont les males se complaisent entre eux sous prétexte de protéger les faibles femmes, de ces lotissements réservées aux personnes âgées, etc…

Enfin, pour m’assurer que, comme dans mes souvenirs estudiantins, les anciens étaient toujours emprunts d’une sagesse qui ne serait pas désuète en notre XIème siècle.

Alors, je vous soumets ces quelques extraits, juste pour voir si, vous aussi, cela vous titille :

« Mais quoi ! sera-t-il permis à chaque citoyen de ne croire que sa raison, et de penser ce que cette raison éclairée ou trompée lui dictera ? Il le faut bien, pourvu qu’il ne trouble point l’ordre : car il ne dépend pas de l’homme de croire ou de ne pas croire, mais il dépend de lui de respecter les usages de sa patrie […] » ;

« Il en est de la religion comme de l’amour : le commandement n’y peut rien, la contrainte encore moins ; rien de plus indépendant que d’aimer et de croire (Amelot de La Houssaie, sur les Lettres du Cardinal d’Ossat) ».

« Si vous voulez qu’ici on tolère votre doctrine, commencez par n’être ni intolérants ni intolérables ».

« Mais de toutes les superstitions, la plus dangereuse, n’est-ce pas celle de haïr son prochain pour ses opinions ? »

« Moins de dogmes, moins de disputes ; et moins de disputes, moins de malheurs : si cela n’est pas vrai, j’ai tort ».

 

 

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